mercredi 26 décembre 2012

Pacyince...

Pèrdez pacyince, les djoûs ralonguichont d´djà :
Au Nowé, d’in toûr dè clé ;
à l’an, du pas d’in sèrdjant ;
aus Rwès, on s’d’apèrcwèt. 
 
(envoyé par Mr Chapelle)

jeudi 13 décembre 2012

Pourmènâde avè les fabulisses walons

Armand Bernier   (1902-1969)

Le poète né le 10 février à Braine L’Alleud, passe son enfance et son adolescence à Haine-Saint-Pierre, ses parents s’y étant fixés pour des raisons professionnelles.
Son professeur de français de l’Athénée du Centre de Morlanwelz, le poète Gaston Heux lui révèle la poésie et l’initie à la versification.
En 1927 il se marie et s’installe à Bruxelles.
Il entre au gouvernement provincial du Brabant mais collabore aussi à plusieurs revues (Journal des poètes, Thyrse…) ainsi qu’à la page littéraire et artistique du Soir.
Chantre du Brabant wallon, il écrit de nombreux poèmes qui sont traduits en une dizaine de langues ainsi qu’en dialecte wallon par les soins de Marcel Meulemans et d’Ernest Haucotte.


Ill.  Maison de la Poésie et de la Langue française
L’extrait de fable ci-dessous provient de l’ouvrage Quelques fables, satires, apologues et poèmes  adaptés en dialecte du Centre hennuyer (page 30, Les morts et les vivants) :

« Tant que la terre sera libre
de flotter dans le ciel
à travers l’espace et le temps,
il faut des morts et des vivants
pour conserver son équilibre
essentiel.
Mais ces derniers devraient, plus sensément
malgré certains désagréments,
apprécier mieux
cette insigne faveur des dieux
qu’est vivre. »

« Tant què l’têre sèra lîbe
dè floter dèvins l’cièl
au trèvî d’l’èspace èt du tamps,
I faut des moûrts èt des vikants
Pou consèrver l’èquilîbe
étèrnèl.
Mais les dèrnî dèvrine-tè, pus souvint,
maugré sakants dèsagrémints,
aprécyî mieùs
èl pus bèle faveûr du bon Dieù :
léchî vîve. » 

 (traduit par Ernest Haucotte)


Poète, conteur, essayiste, chroniqueur littéraire et artistique, Armand Bernier est titulaire de nombreux prix. En 1992, la commune de Waterloo décide de lui faire honneur en nommant son Centre culturel « Espace Bernier ».
Une fondation portant son nom créée en 2000 permet de faire revivre les multiples écrits de cet auteur prolifique, mort avant d’avoir pu voir diffuser son œuvre.

Ouvrage cité :
-Quelques fables, satires, apologues adaptés en dialecte du Centre hennuyer.
La Louvière : Mouchon d’Aunia, 1964.
Cote de rangement : 8-1=401

mardi 11 décembre 2012

In dalant su décimbe


N’eûchîz nin peû d’l’iviêr, èn´ vos skètez nin ’l tièsse,
Sint Élwè èt Sinte Bârbe vont buchî al fèrnièsse,
Is vont nos amin.ner dèl fwèdur´, des guèrjas,
Is n’roublîyront nin ’l pieufe qui pût tchér´ à sayas.
Des ouftéyes dè vint d’bîje oskin´ront nos bowètes,
Acwatîye dzou ’l nîve, èl têre li contra fleurète.
N’eûchîz nin peû, amiss, vos vérez dèlé nous,
No mézo nos ratind, vènez, dèspétchîz-vous.
Èl feú brouye dins l’èstûve, dins ’l drèsse il a du pain,
Dèl grésse èyè du lârd, des puns plin n-in kèrtin.
Al mézo d’in mossieû, on vos don´roût, putète,
Du fèzan, du boun vin, pâtés èyè galètes.
Pou ç’qui est d’l’amitié, d’ârîz ? Astez bin seûr ?
Dins ’l foncha d’vos deûs mains, nos mètrons du bouneûr.
Yè quand ’l nût´ sâra tcheûde, les batantes bin sèréyes,
Nos bwêrons ène boune jate al santé dèl djèléye.

 
Louise Debroux-Delestienne

lundi 10 décembre 2012

Un vrai Wallon reconnu par l'Académie !!!

Julos Beaucarne célébré par l’Académie Charles-Cros

photo prélevée au site de Julos Beaucarne (DR)
(en direct de la Maison de la Radio, Paris, à la remise des Prix de l’Académie du disque Charles-Cros)
Ça fait presque un demi-siècle que ce wallon d’Ecaussinnes, ce citoyen du monde, cet agitateur du Front de libération des arbres fruitiers, ce rêveur de fond, poursuit sa route, plutôt ses petits chemins, loin des grandes transhumances des modes et des chansons. On dit facilement – ça doit être enseigné dans les rédactions de presse – que tout artiste a un « univers », la belle affaire ! Si c’est vrai, on ne saura tout à fait qualifier celui de Julos Beaucarne tant parler d’un univers à son propos relève du pléonasme, de l’évidence. Du reste, son terroir, c’est les galaxies… alors, l‘univers !
Avec Barbara d’Alcantara (photo Chantal Bou-Hanna)
Ce « chiffonnier de l’espérance » (1) est un amoureux de l’Homme et de la terre, une terre sans frontières et sans armes, comme avant l’Homme. Un terroir de bon sens où le geste rejoint la parole donnée, la parole chantée. Rien n’est factice, rien n’est de pure forme : Julos n’est pas un chanteur avec un plan de carrière, une feuille de route, c’est un homme qui chante, qui enchante, allant au bout de ses idées, de ses rêves, de ses utopies. Ni artistes raisonnable, ni chanteur maudit, non. Les pieds bien sur terre, dans le compost de ses mots, dans la pépinière de ses idées, dans le respect de la vie, il insinue ses p’tites chansons qui, petitement, dans le temps, labourent nos esprits et feront les moissons de demain. Il est la goutte d’eau qui prolonge le stalagmite… patience et longueur du temps. Bien sûr on a raillé cet insolite troubadour qu’aucune industrie, à plus forte raison discographique, ne saurait recycler. Lui tente, dans ce monde de déforestation forcenée, de « reboiser l’âme humaine ». Vaste tâche qu’il mène, résolu, depuis cinq décennies, par la force de l’émotion colportée, partagée, par l’inlassable transmission d’idées, d’exemples et de chansons. Seule l’Académie de disque Charles-Cros pouvait honorer un tel artiste : car vous l’imaginez, vous, chamarré d’une Victoire de la musique. Ce serait sa vie, son œuvre, qu’en un trophée un seul on détruirait.
Le site de Julos Beaucarne, c’est ici.
(1)    L’expression me semble être de mon collègue Serge Dilaz, sur Chorus.

Fermeture de l'Espace 81


Les fonds dialectal, "jeunesse", patrimonial et professionnel seront inaccessibles du 22 décembre 2012 au 1er janvier 2013

Nous vous souhaitons de belles et bonnes fêtes de fin d'année !

mercredi 5 décembre 2012

L' temps des cadeaux i-est arrivé : DVD « Ein queop d'oeul dins l' rétro » !

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Bonjour mes gins,

DVD "Ein queop d'oeul dins l'rétro"Avé les fiêtes qui arrif'tent, l' temps des cadeaux i-est arrivé li avec. Et ç't'ainnée, cha n' va pos ête trop compliqué.

L' DVD « Ein queop d'oeul dins l' rétro », i va permette d' vir, d'intinte et de s' régaler in s' raminvrant des grands noms de l' Compagnie. Ainsin, Albert Coens avé « L'lapin du lundi perdu » ou acore Jean-Pierre Verbeke, in pleine jeonesse qui cante « L'lundi parjuré » qu' cha cait bin avé l' troisième réveilleon qui s'annonche. Mais ch'est pos tout : on pourra orvir Eloi Baudimont, Edmond Roberte, Jean Leclercq, Ghislain Perron, André Dupriez, Félicien Doyen ou cor Lucien Jardez dins ein monoloque et bin d'z'éautes qu'on n' sait pos tertous les citer. On pourra même s' raminvrer les derbys d'antan à travers ein duo d'anthologie.

Adeon, i n'a pos à hésiter. Vous pouvez aller l'querre au guichet « infos » des Bastieons ou à l'gestieon centre ville dins l'bas de l'rue Saint Martin ou bin auprès d'ein des cancheonniers ou même in téléphonant au 0473-17 55 42 dusque ch'est ein cancheonnier pinsieonné qui-a du temps à li. Cha li f'ra plaisi d' vous satisfaire. Et cha n' coûte que 20 euros (neon pos pou qu'i vous satisfait . mais pour acater l' DVD).
Et si vous voulez ein deuxième cadeau, pos d' problème, i-a l' livret-CD des « Tournaisiens sont là » qui peut faire l'affaire ou bin l' life « Chint ans d' Cabaret » par eximpe.

Avec cha, ch'est seûr vous pouvez avoir l' garantie que l' cadeau i va faire d'l'effet !

Allez, beon réveilleon à tertous.

A l'orvoyure !

Vos amisses du Cabaret
www.cabaretwallon.be

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mardi 20 novembre 2012

Pourmènâde avè les fabulisses walons

Arthur Balle (1878-1954)
Il naît à Cerfontaine le 21 mars 1878. Il consacre une partie de son œuvre littéraire à défendre le parler de cette région.
Il collabore notamment à la Vie wallonne et est l’auteur d’un dictionnaire du patois de Cerfontaine.
Il publie diverses études accompagnées de vocabulaires : sur les sabotiers, les dentellières…



 En 1943 il publie Saquants fauves et deûs-trwès bièstrîyes ,
 recueil de 27 fables dont voici un extrait (page 78) :






 « Nous-ôtes, quand nos causons, c’èst mwints côps po n’rin dire
Ou bin pou atassi ‘n’ couyonâde a ‘n saki.
ill. Ben Genaux

Mais zias, ‘l pau qu’is s’ dijenèt, cè n’èst jamais pou rîre ;
A dès djèsses pus qu’a ‘n’ langue, c’èst leû môde dè s’fiyi. »

« Nous autres, quand nous parlons, c’est souvent pour ne rien dire
ou bien pour raconter une blague à quelqu’un.
Mais eux, le peu qu’ils se parlent, ce n’est jamais pour rire ; c’est leur vie de se fier plus à leurs gestes qu’à leur langue. »

 Une association Le Cercle Arthur Balle ou Acadèmîye des foyans créée en 1992 poursuit l’œuvre d’Arthur Balle en élaborant un dictionnaire français-wallon basé sur ses travaux. Merci au président du cercle, Monsieur Claude Delizée pour la traduction de l’extrait ci-dessus.

  
Ouvrage cité :
-Saquants fauves èt deûs-trwès bièstrîyes : dialecte de Cerfontaine ; illustrations
 de Ben Genaux.      
 Couillet : Maison d’éditions, 1943.
 Glossaire.
 Cote de rangement : 8-1=401

 
Autre ouvrage de l’auteur :
-Intrez vîr èm’ d’jârdin : aphorismes en dialecte de Cerfontaine.
 Couillet : Maison d’édition, 1928.
 Vocabulaire.
 Cote de rangement : 8-84=401


mercredi 14 novembre 2012

Théâtre wallon à Nivelles




Parmi ces acteurs, un changera de sexe pour les besoins de « Du timps què s’n’ome i vikoût ». Un indice, il porte déjà un joli chemisier rose.

NIVELLES - Trente ans plus tard, quatre anciens scouts se retrouvent…

La Royale Nouvelle Gavotte présente «Du timps què s’n’ome i vikoût».
Ce samedi 17 novembre, à 19h30, le Cercle Royal Nouvelle Gavotte présentera au Waux-Hall Du timps què s’n’ome i vikoût, une pièce de Christian Derycke adaptée en aclot par Marcel Marchand et Raoul Degaucquier et mise en scène par Julie Marchand.
L’action se passe dans un vieux corps de ferme comme on peut en trouver un peu partout dans nos campagnes pour organiser un camp scout. Quatre copains de jeunesse ont décidé d’y organiser un camp de retrouvailles. Il faut dire que, trente ans plus tôt, ils ont vécu leur dernière expérience de mouvement de jeunesse dans cette antique bâtisse. Bien entendu, en trente années, le temps a passé, les vies ont changé. D’ailleurs, les quatre amis sont maintenant mariés et leurs tendres moitiés respectives voient toutes d’un mauvais œil ce retour aux sources d’une jeunesse dont elles étaient absentes. La comédie se construit autour de ces dix jours de camp. Chacun a amené femme et enfants. Les quiproquos s’enchaînent et, bien entendu, des gens qu’on n’attend pas forcément arrivent. Tous les souvenirs ne sont pas bons à ressortir. La vie a d’ailleurs changé davantage pour un des quatre compères puisque, entre-temps, il est devenu… une femme.
La pièce originale, jouée il y a tout juste un an à Mouscron par la Compagnie Marius Staquet, a connu un énorme succès dans la cité des Hurlus. Il n’y a dès lors aucune raison pour que cette adaptation en aclot ne fasse pas des ravages dans la cité des Aclots. En plus, c’est gratuit pour les jeunes de moins de 18 ans. Une belle occasion de découvrir la langue de sa région.

Pierre LAGNEAUX                     (Extrait de Actu 24, Vers l'Avenir)
Entrée : 10 €.
067 21 92 01.        
                                                             



lundi 12 novembre 2012

Théâtre wallon

  • Source: Actu 24 


  • La troupe du cercle dramatique wallon de Braine-le-Château répète actuellement la comédie « Dins no p’tit cabarèt ». La première est prévue le 17 novembre.
    La troupe du cercle dramatique wallon de Braine-le-Château répète actuellement la comédie « Dins no p’tit cabarèt ». La première est prévue le 17 novembre.


    BRAINE-LE-CHÂTEAU/WAUTHIER-BRAINE - Le cercle dramatique wallon de Braine-le-Château répète«Dins no p’tit cabarèt».Il remontera sur les planches le 17 novembre.
    Les comédiens du cercle dramatique wallon de Braine-le-Château remonteront sur les planches de la nouvelle salle communale de la rue du Tubize du 17 au 24 novembre. Au programme, la comédie en trois actes de Christian Derycke Dins no p’tit cabarèt, dans une adaptation et une mise en scène de Marcel Beugnies.
    On y verra les comédiens Olivier Beeckman, Marie-Jeanne Dumont, Marie Beugnies, Willy Jadoul, Nelly Grimmelprez, Fabienne Louis, Louis Beugnies, Bryan Delbroeck et Annick Buelinck. Les représentations se donneront le samedi 17 à 19h30, le dimanche 18 à 16 h, le vendredi 23 à 19h30 et le samedi 24 à 19h30. Le prix par place en prévente est fixé à 7 € ou à l’entrée de la salle à 10 €.
    Le Cercle dramatique wallon de Braine-le-Château a été créé en 1977 par un groupe de jeunes Castellobrainois réunis à l’époque au sein de l’association culturelle Contact Info Jeunesse. Le but était de faire connaitre des œuvres d’auteurs wallons contées dans la langue de Braine-le-Château et de ses environs. La troupe, composée exclusivement de comédiens amateurs, rejoignit dès l’année suivante la Fédération royale wallonne culturelle du Brabant et de Bruxelles.
    En 1984, le cercle atteignit la catégorie excellence du Tournoi provincial du Brabant, puis s’attacha dès 1988 les compétences et les services du metteur en scène professionnel Jacques Barry. Une collaboration, assortie de divers trophées, qui se poursuivit jusqu’en 1999. Depuis cette époque, d’autres metteurs en scène se sont succédé.
    Quant à la comédie qui sera jouée cet automne par la troupe? Mickey et Jeanine tiennent un vieux bistrot. Tout y est vieillot, même la clientèle. La Commune souhaitant installer un nouveau parking à la place du bistrot, elle fait parvenir aux tenanciers et à des voisins un avis d’expropriation. Voilà la situation campée. La suite est à découvrir dès le 17 novembre sur les planches de la nouvelle salle communale. É. G.

    Pour toute information complémentaire taper l’adresse theatrewallon_blc@yahoo.fr ou former le 0497 885 854, http://users.skynet.be/theatrewallon_blc

    mardi 6 novembre 2012

    Pourmènâde avè les fabulisses walons : Willy Bal

    Willy Bal 

    Il est né le 11 août 1916 à Jamioulx.  Tôt attiré par les lettres, il se tourne vers la dialectologie. Il devient docteur en philosophie et lettres. Son œuvre comprend des récits en prose, de la poésie, des contes…
    photo de J. Germain

    Fauves dèl tâye-aus-Fréjes èt contes dou tiène-al-bîje : parler de Jamioulx
    contient l’extrait suivant (à la page 21) :

    « Èt insi lès tchôwes qu’astint si friquètes
     sont d’vènûwes dès vîyès tataches èt lès mèléses,
     si fiêrs dè leûs fouays, sont, chaque iviêr asteûre,
    dès vîs tchènus qui triyan’neut quand c’èst bîje. »

    « Et ainsi les corneilles qui étaient si coquettes
    sont devenues des vieilles bavardes et les mélèzes si fiers de leurs rameaux, sont, chaque hiver maintenant,
    des vieux chauves qui tremblent quand il y a de la bise »

    D’autre part il réfléchit sur la culture régionale et exige de la poésie wallonne des qualités qui lui permettent de se mesurer avec les grandes littératures du monde.
    La guerre et la captivité marquent profondément l’homme et l’œuvre.
    Membre de plusieurs commissions de dialectologie, de langue et de littérature, il l’est aussi du Conseil des langues régionales endogènes de la Communauté Française de Belgique (1991).


    Ouvrage cité :
    -Fauves dèl tâye-aus-fréjes èt contes dou tiène-a-bîje :
    parler de Jamioulx.
    Société de langue et de littérature wallonne, 1956.
    (Collection littéraire wallonne ; 2).
    Glossaire.
    Cote rangement : 8-1=401

    Autres ouvrages de l’auteur :
    -Il aveut pôrté l’soya dins s’besace.
     [S.n], 1950.
     Glossaire.
     Cote rangement : 8-3=401

     -Poques èt djârnons=plaies et germes.
     Charleroi : Bourdon, 1957.
     Parler de Jamioulx.
     Cote de rangement : 8-1=401

    lundi 29 octobre 2012

    Théâtre wallon Braine-Le-Château

    
    
    
    A S' crienn' Septembre-octobre 2012

    Cliquer sur le texte pour agrandir
      

    dimanche 28 octobre 2012

    Au Toussaint les moûrts sonsst' al fièsse


    Les moûrts

    Chanson, air : Le Pendu.

                                                               1
    Au Toussaint les moûrts sonsst´ al fièsse :
    Les vivants vnont dsu pèstèler ;
    Wit´ djoûs dvant ’l cémintière s’aprèsse
    Èy’ on couminche à sarkèler.
    On scur´ les cwès come pou ’ne ducasse,
    On fét rlûre les grossès lètes d’oûr ;
    Çu qu’èl vijin fét, on l’surpasse :      
    C’est dinsi qu’on sondje à les moûrts.

                                                               2
    In vèf avè toute ès famîye
    Apoûrte ène vréye kèrtche dè baudèt :
    C’est des courones pou ’s compagnîye
    Qu’a s’indalé vlà près d’chî mwès.
    Pa bouneûr pou ’l poûve ome qui chale,
    Èl courone qui pèse èl pus foûrt
    Ès deuzième feume èl poûrte à spale :
    C’est dinsi qu’on sondje à les moûrts.

                                                               3
    Èl sapin crèche dins ’l cémintière,
    Nût èt djoû tant qu’ène anéye dur´ ;
    Èl ronfeuy´s’èstind dsu les pières,
    Qu’on aclape al fin conte in mur´.
    Les potéyes dè blanches Sinte Catrine
    Dèmeuront djusse twès djoûs dèwoûrs ;
    On l’z èrpoûrte après dins ’l cûjine :
    C’est dinsi qu’on sondje à les moûrts.

                                                                4
    Les clokes dèl vile sounont les transes ;
    C’est des grossès lârmes qui tchèyont
    Dè tous les clokîs pou ’l souvnance
    Des doûrmaus qu’èles nè rinvèyont.
    Adon les souneûs fzont ’ne toûrnéye,
    Pou briber ’ne dringuèye chake à toûr ;
    Il ont ’ne prone au bout dèl djoûrnéye :
    C’est dinsi qu’on sondje à les moûrts.

                                                               5
    I d’a d’djà branmin d’èm famîye,
    Branmin d’mes coumarâdes ètou,
    Qui s’èrpoûsont là, bin trankîye,
    Fî long stindus, dèskèrtchîs d’tout.
    Quand d’vas les vîr, c’est nin pou brére,
    Co mwinss pou les plinde dè leû soûrt ;
    Djè l’zè cwès kite dè leûs miséres :
    C’est dinsi qu’on sondje à les moûrts.


                                                      Georges Willame

    mardi 23 octobre 2012

    El' millième cabaret d' no Compagnie !

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    Bonjour mes gins,

    Béteôt l' millième !  Vous s' rindez queompte ? El' millième cabaret d' no Compagnie ! Bin seûr qu'i n' vous feaut pos rater cha !

    Cha va s' passer à l' maseon de l' culture les 27 et 8 octope et les 2, 3 et 4 novimpe. A 20h les sam'dis et l' verdi, à 16h les diminches.
    Si vous voulez réserver vos plaches à l'avanche (ch'est conseillé), i vous feaut v'nir à l' maseon de l' culture sam'di 13 et 20 octope inter 10h00 et 13h00, ou bin téléphoner (069/59.01.39) à partir du 15 octope du lundi au verdi inter 19h00 et 21h00.

    On vous in dira puque su l' spectaque dins eine prochaine bafoulle.

    A l'orvoyure !


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    Fabulisses walons : introducsion


    Pourmènâde avè les fabulisses walons
       
    ill. Ben Genaux
    La langue wallonne est riche et cette richesse est multiple : celle de son histoire, de son étymologie ; celle de ses différences régionales, celle de ses chantres et de ses défenseurs ; celles de ses sonorités, de ses vocabulaires, peut-être les plus remarquables.
    Je   vous proposerai dans les mois à venir une découverte par petites touches, d’un des thèmes cher aux écrivains wallons : les fables.
    ill. Ben Genaux
    Dans chaque région de Wallonie ce vocable s’exprime de manière différente :
    Les fauves en Brabant wallon, les fôves ou les faufes en Hainaut, les fåves à Verviers, les fauques à Frameries…  

    Il ne s’agira pas ici d’un exposé didactique ni d’un travail exhaustif mais d’une présentation d’auteurs ayant marqué ce genre littéraire.  Des extraits choisis illustrent les nuances dialectales de chacun des textes.

    Rappelons ce qu’est exactement une fable :
    Une fable est un petit récit souvent teinté d’humour, le plus ordinairement en vers, d’où l’on peut tirer une certaine morale.

    Jean de La Fontaine plaît visiblement au caractère wallon pour la saveur de sa langue, la netteté de son trait, le mordant de ses dialogues.  Les fabulistes wallons l’ont adapté et cela fournit une des matières les plus originales que révèle la poésie wallonne.
    À une telle école certains de nos auteurs ont puisé l’idée de composer eux-mêmes des fables sur des thèmes originaux. Dans tout cœur de poète wallon sommeille un fabuliste.
    La fable chez nous est parfois franchement gaillarde mais son incroyable ironie sauve bien des choses. C’est d’ailleurs une des formes les plus intéressantes de la satire wallonne.
    Pour chaque fabuliste, une liste de ses ouvrages appartenant au fonds dialectal sera précisée.
    À la fin de cette petite étude, les documents et sites consultés seront répertoriés.
    Bonne lecture et n’hésitez pas à faire des commentaires ou des précisions…