mardi 24 avril 2012

Prix triennal d’écriture dramatique en langue régionale endogène, 2.500 €


Récompense, selon un rythme biennal, soit un travail de recherche en matière linguistique ou littéraire, soit une réalisation audiovisuelle et/ou graphique. Ce prix est attribué sur proposition d’un jury composé d’Annie RAK, Jean BRUMIOUL, Andre LETROYE, Bernard LOUIS, Pierre OTJACQUES. L’historique, le règlement et le palmarès des ces prix sont disponibles sur le site des langues régionales endogènes :


Yvonne STIERNET et Freddy CHARLES
Lès sins-rin

Les auteurs


 Yvonne Stiernet
D’origine liégeoise, cette enseignante a découvert très jeune sa vocation de comédienne amateur. Après avoir débuté en français au « Théâtre normalien » de Liège, aux côtés de Jo Rensonnet et de Georges Pirlet, elle se tourne, dès 1985, vers le répertoire wallon. Travaillant à plusieurs reprises sous la direction du metteur en scène Freddy Charles, elle remporte en 1995 le Prix d’interprétation féminine des Rencontres provinciales d’art dramatique wallon.  Elle est ensuite invitée à se produire sur les scènes du Trianon et du Trocadéro. À partir de 2000, elle se risque à l’écriture dramatique en langue régionale. Elle compte aujourd’hui une vingtaine de réalisations à son actif (dont une quinzaine d’adaptations en wallon liégeois de pièces anglaises et françaises ainsi qu’un conte en un acte destiné au jeune public).

Freddy Charles
Freddy Charles a appris son métier au sein de troupes amateurs, à Nivelles d’abord, à Bruxelles ensuite (L’union dramatique). Travaillant sous la houlette de metteurs en scène réputés, dont Henri Billen et Herman Closson, il se laisse gagner par la passion du théâtre. Avec Fernand Lefevre et Marion, il fonde le Centre dramatique populaire. À la même époque, il dirige le Théâtre National Cheminot, où il fait ses premières armes de metteur en scène. Après avoir collaboré au Théâtre du Vaudeville, il rejoint  la RTB en tant que réalisateur-metteur en scène professionnel.  Affecté aux captations de théâtre en wallon, il reçoit une « Antenne de cristal » pour l’ensemble de ses réalisations en langue régionale. Il est ensuite appelé à réaliser des émissions culturelles, des captations de théâtre français et des adaptations pour le « petit écran ». Mais c’est dans ses téléfilms que Freddy Charles propose ses réalisations les plus marquantes et fait la démonstration de ses talents de scénariste. La presse lui décerne une nouvelle « Antenne de cristal » pour « L’Espace d’un cri », son dernier téléfilm. Depuis sa retraite, il a renoué avec la mise en scène de théâtre et l’écriture dramatique.

La pièce


L’action de cette comédie sociale en trois actes se resserre dans une maison occupée illégalement par trois S.D.F. aux profils contrastés : un ancien cadre dans la dérive du chômage prématuré, un artiste peintre anarchiste et un fils d’ambassadeur, doux-rêveur et désargenté. À la faveur d’un clin d’œil du destin, ce dernier est reconnu propriétaire du squat et de l’immeuble attenant, qu’il transforme, avec l’aide de ses comparses, en resto du cœur baptisé « Lès Sins-rin » (littéralement : « Les Sans-rien »). Dotée d’un dénouement heureux et d’un ton généralement allègre, la pièce d’Yvonne Stiernet et Freddy Charles développe en contrepoint une critique mesurée de la société de consommation et des aliénations auxquelles elle conduit. Faisant explicitement référence à l’actuelle crise boursière, elle met en scène des figures de francs-tireurs, opposant aux diktats de l’ultralibéralisme économique les valeurs de la solidarité et de l’anticonformisme.




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