mardi 16 octobre 2012

Le wallon et l'enfant

        cliquer sur l'image ci-dessus pour voir en plus grand !

Vieux Nivelles 

J’adore mon vieux Nivelles, son clocher, sa Dodaine,
Ses maisons du passé qui ont leurs murs moisis
Avec leur pignon gris et des portes en bois de chêne
Que la plus forte des haches ne pourrait déchausser.

Souvent, quand il fait beau, près d’un ruisseau qui traîne
Au milieu d’un bosquet, je vais volontiers rêver.
Je suis attaché à ma ville comme par la plus grosse des chaînes
Nivelles c’est toute ma vie, à elle je me sens attaché.

Vous me demandez pourquoi ? Je ne pourrais vous répondre,
J’aime mon Nivelles parce que je suis un Aclot
Et que c’est là que j’ai fait mes premiers pas quand je n’étais qu’un gamin.

Et encore bien même je serais de l’autre côté du monde,
Quand devenu vieux, je me sentirai mourir,
À toute vitesse pour Nivelles, vous me verrez accourir !
                                                            
                                               Willy Chaufoureau, 1950


Willy Chaufoureau, auteur nivellois né en 1925 fut un grand défenseur du parler aclot qu’il enseignait avec rigueur.  Il était le chef de file du mouvement dialectal à Nivelles et ses poésies illustrent bien son attachement à sa ville.

                
Petit glossaire :
clokî : clocher
mézo : maison
tchamoussi : moisi
uch : porte
bo : bois
tchin.ne : chêne
apiète : hache
dèstchaussî : déchausser
richo : ruisseau
mitan : milieu
voltî : volontiers
spèsse : épaisse, grosse
tchin.ne : chaîne
djè vwès voltî : j’aime
gavio : gamin
stala : vieux

Une classe de troisième primaire nivelloise a eu l'occasion de se familiariser avec le wallon à travers ce poème (récité par Mr Chapelle et enregistré sur CD).
Cela s'est passé à la Bibliothèque centrale du Brabant wallon à l'Espace 81.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire